Énergie 20 juin 2026

Réduire vos coûts d’énergie sur la ventilation et la climatisation

La ventilation et la climatisation fonctionnent souvent en continu, parfois 24 h/24. C’est précisément ce qui en fait un gisement d’économies : chaque réglage compte, chaque encrassement se paie. Un moteur de VMC qui force contre des filtres colmatés ou des gaines encrassées consomme davantage pour un service dégradé — vous payez plus pour ventiler moins.

Premier levier, le plus simple : les filtres. Un filtre colmaté augmente la perte de charge du réseau, ce qui oblige le ventilateur à travailler plus fort ou fait chuter les débits. Instaurez un calendrier de remplacement (semestriel à annuel pour les CTA, selon la classe de filtration) et un contrôle visuel trimestriel. Le coût d’un filtre est sans commune mesure avec la surconsommation qu’il évite.

Deuxième levier : les horaires de fonctionnement. Beaucoup d’installations tournent à plein régime la nuit ou les jours de fermeture par simple oubli de programmation. Une horloge ou une gestion technique, même basique, permet d’adapter les débits à l’occupation réelle : plein régime aux heures d’activité, régime réduit en inoccupation (sans jamais couper totalement la ventilation hygiénique).

Troisième levier : les consignes de température. Chaque degré de climatisation en moins coûte de l’ordre de plusieurs pourcents de consommation en plus. La référence raisonnable : 26 °C en rafraîchissement, 19 °C en chauffage dans les zones de travail. Vérifiez aussi que chauffage et climatisation ne se combattent pas dans la même zone — c’est plus fréquent qu’on ne le croit.

Quatrième levier : la propreté des réseaux et des échangeurs. Des gaines chargées de poussière, des batteries de clim encrassées ou une turbine de ventilateur empâtée dégradent le rendement de toute l’installation. Un entretien complet redonne à l’installation ses performances d’origine : débits retrouvés, moteur soulagé, air plus sain.

Enfin, mesurez. Relevez vos consommations, comparez d’une année sur l’autre, notez les interventions dans un carnet d’entretien. Une dérive de consommation est souvent le premier symptôme d’un encrassement ou d’une panne naissante — la détecter tôt, c’est réparer à moindre coût.

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